À partir de témoignages et de souvenirs (souvent inédits à usage interne familial), ce livre a l’ambition de retrouver ce qu’avaient été leurs années d’École navale, de 1939 à 1943.Leurs années de Baille. Dans des circonstances anormales, c’étaient des jeunes gens normaux
Ce furent neuf promotions, entre Brest, le Richelieu, Dakar, Toulon, Clairac, Alger, la Girundia, Casablanca et Portsmouth avec le Courbet, le Tissier, les goélettes et l’Amiens. Neuf commandants de l’École,neuf Papes. Cinq commandants en second, cinq Veuves.
Une enquête qui permet d’inscrire leurs existences dans un contexte où la France a perdu une bataille,mais, comme son Empire, elle continue à vivre. Un livre qui permet au lecteur de réviser une histoire de la Marine et son Histoire de France.
Mettre en valeur les choix difficiles de quelques-uns de ces grands anciens à partir d’exemples concrets est de nature à favoriser la réflexion individuelle sur l’éthique et la discipline tout en rappelant combien il est complexe de juger l’histoire avec nos yeux d’aujourd’hui.
À la fois factuel et souhaitons-le, également, source de réflexions, au moins élémentaire, minimal devoir de mémoire, de reconnaissance envers ces prédécesseurs, c’est l’Épopée de l’École navale, cinq années d’errances, avant, enfin, qu’elle puisse revenir à ses racines en atterrissant au Poulmic à quelques kilomètres de Brest d’où elle était partie cinq ans auparavant.
C’était aussi et surtout une Marine unique, heureusement unifiée, après cinq ans d’épreuves.